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En finir avec le chômage et la précarité

Entre chômage, temps partiel subi, chômeurs invisibles sortis des statistiques, 8 millions de personnes (un quart de la population active) sont victimes d'une insécurité sociale générale. La précarité de tous les emplois ne cesse de progresser.


Face à cette situation, deux logiques s’affrontent

La première : nourrir le capital. Pour cela transformer le travail, jusqu'à l'ubérisation, pour l'exploiter plus, en baissant la part des salaires et des dépenses sociales ou publiques dans l'ensemble de la valeur ajoutée. Dans ce sens, la guerre économique, la compétition entre tous et l'insécurité sociale mais aussi la façon d'investir sont utilisées pour faire pression à la baisse sur ces dépenses.

Cette vision inspire la plupart des politiques conduites par les différents gouvernements depuis plus de trente ans. Elle s’attaque au code du travail ou à la Sécurité sociale et à tout ce qui met en cause la loi du capital et la loi du plus fort. Elle conduit à la dégradation des conditions de travail et à la souffrance au travail.

Cette logique est au coeur de la politique d’Emmanuel Macron. Après la casse du code du travail, la Sécurité sociale et l’assurance chômage sont dans le colimateur des projets gouvernementaux : dans les deux cas le gouvernement veut en finir avec le financement par les cotisations sociales (salariales et patronales) pour que subsiste seul un financement par l'impôt, transformant ces dispositifs essentiels en une répartition portant a posteriori sur les revenus, alors qu’ils constituent actuellement un élément à prendre en compte directement par les entreprises dans leur gestion.

Pour les communistes, au contraire, le moteur d’une société moderne, c’est de libérer le travail de chacun, de permettre au salarié de se réaliser dans son activité professionnelle, de réaliser un travail de qualité, qui soit reconnu et dont il soit fier. Cela suppose
de nouveaux droits pour les travailleurs (voir ci-dessous), qui constituent une sécurité d'emploi et de formation pour contribuer au développement de toute la société et de chacun-e. La Sécurité sociale a constitué une grande avancée décisive en ce sens
pour tous les travailleurs-euses. Nous proposons de la défendre, de la développer et d'étendre sa logique au travail et à l'emploi pour en finir avec le chantage permanent au chômage dont sont victimes les salariés, et avec eux toute la société. Nous proposons de faire du neuf, d’engager l’éradication progressive du chômage en promouvant un véritable système de sécurité de l’emploi et de la formation tout au long de la vie.

Ce système vise à assurer à chacun un emploi ou une formation rémunérée pour revenir ensuite à un meilleur emploi, avec une continuité de revenus et de droits relevés, sans passage par la case chômage. Il impliquerait une expansion systématique de
la formation continue afin de répondre aux exigences de qualification des nouvelles technologies. Ce nouveau système assurerait une nouvelle liberté par de nouveaux droits et moyens pour les travailleurs :
• le droit à la sécurité d'emploi et à une mobilité maîtrisée entre emploi et formation
• le droit à une sécurité de revenu
• le droit à une formation de haut niveau tout au long de la vie
• le droit à une réduction du temps de travail
• le droit d’intervenir sur la production et sur l’usage des fonds des entreprises.

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